« Décret inscription : la vérité si je mens »

« Décret inscription : la vérité si je mens »

« Décret inscription : la vérité si je mens »

Une étude universitaire, récemment publiée dans la revue économique de l’UCL, et au titre accrocheur de « Décret inscription : la vérité si je mens », réouvre le débat sur les inscriptions en 1re année secondaire, en y apportant (une fois n’est pas coutume) un regard innovant.

En effet, cette étude présente les avantages et inconvénients de la procédure actuelle, sans tomber dans une prise de position radicale et/ou caricaturale.

L’étude part du postulat que si 91,13% des élèves en FWB sont assurés de disposer d’une place dans l’établissement de leur premier choix, ce pourcentage fait fi des stratégies menées par les parents dans le classement de leurs « préférences ».

Les trois co-auteurs avancent l’idée que le Décret Inscription, en offrant une procédure d’inscription centralisée mais manipulable, a créé une nouvelle forme de discrimination, entre les parents informés et ceux qui le sont moins, favorisant ainsi les premiers. Ceux-ci établissent en effet leurs classements d’établissements scolaires, non pas nécessairement en fonction de leurs préférences, mais en fonction d’une stratégie bien définie, qui peut avoir ses effets pervers.

Autrement dit, on le sait et maintenant davantage encore, les parents les mieux informés jonglent avec l’indice composite pour tenter de maximiser leurs chances, même en dehors de leur première préférence. L’étude met en exergue qu’au-delà du creusement des inégalités entre élèves, ces stratégies sont anxiogènes en amont. En aval, lorsqu’elles s’avèrent non performantes, elles sont plus mal vécues que lorsque la procédure d’inscription centralisée n’est pas manipulable.

 

Voici mes questions :

– Au regard de la situation actuelle (1816 élèves en liste d’attente à ce jour), quelle est votre position quant à cette étude ?

  • L’étude conclut au fait que si l’on arrivait à estimer l’ampleur de ces comportements stratégiques, et des réels effets pervers causés par ceux-ci, il serait alors nécessaire, outre la modification des critères dont on a déjà pu mesurer le caractère inadéquat, de remplacer le Décret Inscription par une procédure d’inscription centralisée non manipulable. Avez-vous déjà évalué ces effets ?
  • Le dernier sondage Futuromètre 2017 établissait que 91% des Belges francophones sondés estiment que le Décret Inscriptions actuel doit être amélioré. En octobre 2017, votre cabinet affirmait que vous étiez disposée à y apporter des améliorations. Qu’en est-il ?

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